.J'ai aimé Théo. J'en ai douté mais je suis sûre maintenant. J'ai aimé Théo comme il se devait. Correctement. Ses lèvres ont réchauffées les miennes trop froides. Ses doigts ont guéri ma peau qui s'effritait à ne plus être carréssée. Nos rires m'étaient devenus familiers et les moments que nous avons vécus se sont écris à l'encre du coeur. Mais à présent y'a tout ce qui barre. Tout qui s'éteint en même temps que cette lueur dans mes yeux. Cet amour qui me quitte. Il n'y a pas de pourquoi. Je ne l'ai peut être jamais aimé assez fort. Peut-être qu'au contraire c'est un trop d'amour qui a étouffé mon coeur. Ou alors, nos différences m'ont rattrapées. Je ne sais pas. J'aimerais trouver une réponse mais aucune ne sera jamais là.
Et alors je me demande ce qui est le plus dur. Sentir en nous l'amour qui nous quitte ou que ce soit quelqu'un qui le fasse? Parce qu'après tout, lorsque les gens partent, on a le droit de leur en vouloir. On peut retourner sa peine contre eux. Haïr égoïstement. On a une bonne raison de pleurer. D'hurler. De se rendre malade. Mais lorsque le problème vient de nous, que pouvons-nous faire? Se détester? A qui pouvons-nous nous en prendre lorsque nous sentons que nous allons faire du mal? Oui, à qui d'autre qu'à nous-même?
luz-en-bulle©
( Début d'un texte écrit pour un concours.
Thème: L'amour qui s'en va.)